zig63
#0
Quand j'ai commencé le BDSM à l'âge de 16 ans et demi, j'étais un "déviant". Aujourd'hui, je suis un Monsieur tout l'monde.
Bon en bref: Le BDSM est tellement commun que le DSM V (c'est le dernier) dit...que c'est normal.
https://www.em-consulte.com/en/article/1296742
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Lady Spencer
#1
Rappel : DSM 5 = Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, USA.
C'est juste un peu flippant d'être catalogué normal ou pas normal, par les spécialistes américains, dont le coté "sane & safe" est reconnu dans le monde entier !
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zig63
#2
Oui pour le côté Américain, je suis d'accord mais bon, nos médecins travaillent avec le même bouquin hein? :smiley:
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Dragan
#3
Ca me fait penser à un docu sur le BDSM où un psy parlait d'une étude récente très sérieuse qui disait que beaucoup de gens pratiquant le BDSM sont même globalement plus équilibrés mentalement. Pourquoi?
Simplement car ils assument mieux leurs désirs et vivent leurs fantasmes, ce qui est bien plus épanouissant psychologiquement que pour unep ersonne qui va rester dans le fantasme de ces mêmes envies et la frustration de ne jamais les assouvir. Honnêtement? J'en suis pas du tout étonné.
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zig63
#4
C'est la (une) vérité.
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Tindalos
#5
On casse beaucoup de sucre sur le dos de 50 Nuances, c'est vrai que ça fait rire ; mais après tout, si des gens ont envie de s'amuser en s'inspirant du film, grand bien leur fasse. Qu'on appelle ça du BDSM, ou pas, après tout, l'essentiel c'est de se faire du bien.
Et je pense que les gros lourds qui viennent ici pour tirer un coup n'ont pas forcément d'accroche avec ce genre d'érotisme un peu sulfureux, et qu'ils seraient venus de toutes façons.
Je ne vois donc pas de problèmes avec une éventuelle démocratisation du BDSM, le côté élitiste dans sa tour d'ivoire défenseur du vrai BDSM/style de musique/sport ou autre me sortant pour ma part par les trous de nez.
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Olivier
#6
Je ne me fais plus d'illusions : le BDSM (c'est à dire aussi la domination et le sexe) font partie des jeux de l'humain. Donc pour moi les catalogues "malade mental" viennent des frustrés.
J'ai déjà vu mon banquier en club sm - il n'était du tout le même que dans son agence bancaire. Alors, les images et le surfaçage, j'en ai bien compris les mécanismes idiots.
Ol'
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Bonjour...
J'étais allé à l'époque, avec ma propriétaire du moment, voir le film en question, à Nantes. Et en VO.
Nous avons observé que le cinéma a dû refuser des entrées, la salle étant complètement pleine. De rares hommes. La moyenne d'âge des femmes était environ entre 20-21 et 25 ans.
Nous avons noté que, dans le film, la mère du "héros" avait des antécédants psy. Merci d'avoir rappelé que, quand même, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez nous.
Démocratisation ? Je ne sais pas. Nos pratiques et notre cérébralité portés à la connaissance d'un grand nombre ? Probablement...
Dans les semaines qui ont suivi, en tout cas au CHU, les Urgences ont été fortement sollicitées : intrusions anales diverses zé variées, traces de coups, membres paralisés, etc, etc... Peu de temps après, Ouest France m'a appris que des courgettes étaient régulièrement trouvées dans les allées par le personnel de nettoyage après la séance.
La démocratisation venait d'en prendre un coup.
Dernière modification le 27/03/2020 21:36:17 par EN SOMMEIL Sisyphe_44.
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Tindalos
#8
Ne vous en faites pas, je ne vous avais pas catégorisé d'office dans les prétentieux élitistes, désolé si mon message avait pu laisser croire le contraire ; je faisais plus référence à une attitude générale qu'il a pu m'arriver d'entretenir ; les fans de Christian Grey étant une image facile du débutant qui n'y connaît rien.
Pour la petite histoire, les soeurs de ma soumise qui n'y connaissent rien, soyons clairs, se posent en connaisseuses du milieu BDSM parce qu'elles ont lu toute la série, ce qui a tendance à nous faire doucement rigoler, si elles savaient...
Dernière modification le 27/03/2020 16:49:52 par Tindalos.
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Lilas
#9
J'avoue que je suis arrivé dans le milieu alors que c'étais déjà démocratisé donc j'ai pas connu "la terrible corruption" on va dire. ^^ Mais ce que j'en connaissais c'étais pas de 50 nuances mais des films d'andrew blake un peu fetish. Ou des nanas présenté comme "lesbienne" se caressais les tétons à un mètre de distance en essayant de pas se blesser avec leurs talons de 20 cm sur le parquet ciré. ^^ Plaisanterie mis à part je pense pas que ce soit un mal que des fictions reprennent l'esthétique bdsm sans en reprendre le sel.
Juste je trouverais dommage,et peut être dangereux, qu'on en retienne que cela et qu'on oublie que ce qu'on défend derrière l'étiquette bdsm c'est aussi des pratiques très hors norme. Vraiment pas acceptable socialement et assez sujet au stigmate. Et surtout sujet à contester cet ordre social justement. J'ai été la première à gueuler la dessus jadis quand j'étais une militante un peu conne mais aujourd'hui je le reconnais. Même s'il se construit encore massivement dans un registre hétérosexuel, le bdsm est l'un des rare milieu qui pousse à explorer son genre, son orientation sexuelle ou son rapport au corps. Ou on voit des garçons accepter de perdre le contrôle ou des nanas de le prendre, ou on essais de réfléchir au consentement, à expliciter davantage les choses ou encore à tenter de parler de ses peurs ou de ses gênes. C'est pas forcément parfait ni toujours très bien amené mais au moins ça existe. Et ça me semble important que ça puisse exister.
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Ce que je retiens de tout cela, c’est l’inanité de ce type de catégorisation.
Qui ne fait que renforcer la méfiance que j’ai toujours éprouvée vis à vis des psy, qu’il soient cologues ou analystes ....
Entre l’époque où j’étais je ne sais trop quoi, perverse, déviante, déséquilibrée ou hystérique, je n’ai pas changé pour moi.
Je suis semblable à celle que j’étais, avec mes désirs, mes perversions, le plaisir que je ressens à être dominée, humiliée, battue par celui auquel j’ai choisi de me donner.
La seule chose qui compte en définitive, c’est ce que nous sommes, pas les cases où les bien pensants politiquement corrects décident de nous ranger.
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#
#11
Exit Mankind,
Lorsque vous parlez de normes, je suppose que vous évoquez l'ensemble de ces choses basiques reprisent dans la quasi totalité des liens, comme la soumise qui attend a genoux, le fait de porter un collier, ou dans certains cas plus protocolaire, garder les yeux baissés, apprendre X positions par coeur, etc...
Si je ne me trompe pas, et bien que je sois relativement d'accord avec cela, je propose de faire une distinction.
D'une part, je vois certaines attitudes symboliques qui sont simplement compliquées à réinventer. Typiquement, se mettre à genoux aux pieds de son dom permet à la fois de se placer en position d'infériorité physique, tout en prenant une pause sérieuse, révérencieuse. Il existe quelques variations possible qu'il n'est pas compliqué d'imaginer (a genoux redressée, sur les talons, jambes serrées ou écartées) et cette position peut protentiellement être remplacée par d'autres, mais sorti d'une dizaine de possibilité, difficile de réinventer la roue, je ne suis donc pas sûr qu'il s'agisse tant d'une norme de part la possible variété et les adaptations plus ou moins légères qu'on peut y apporter (mains le long du corps, sr les cuisses, sur la tête par exemple) mais simplement d'une généralisation facile d'un lot de possibilités restreint qui a finit par devenir un symbole.
D'autre part, il y a les choses qui ont une origine, fantasmée ou réelle, telle que la bague d'O, les X positions de la soumises, qui ont été reprise par une frange du mouvement, que tout le monde connait plus ou moins, et que chacun choisit d'appliquer ou non. Il ne s'agit alors pas de normes puisque tout le monde ne les mets pas en oeuvre, mais leur existence peut avoir un côté rassurant pour certains, certaines, et il st tentant de penser que pour être reconnu(e), il faut les appliquer.
Reste le côté plus psychologique, le fait de considérer que certaines bases doivent être mises en oeuvre, qu'il faut telle attitude ou tel état d'esprit pour que ce soit du BDSM, et là, je pense que si certaines bases existent, essentiellement fruit de réflexions plus ou moins personnelles, pour établir ce qui est sain ou non, il y a là aussi bien assez de variété, et parfois d'horreur, pour démontrer que même ces éléments ne constiue (malheureusement?) pas toujours une norme, mais plus une guide moral que l'on choisit de suivre ou non, et parfois derrière lequel on se cache pour justifier n'importe quoi.
Au final, si l'on ajoute l'énorme variété de caractères, d'envies, d'attentes et d'ambivalences plus ou moins assumées que l'on peut retrouver dans le milieu, je ne suis pas certain que l'on puisse parler de normes. J'ai toujours eut l'impression au contraire que BDSM, malgré le sens clair des lettres, regroupait plutôt des groupes hétéroclites aux goûts, pratiques et attentes variées. Par contre, ce qui est certains, c'est que certains de ces groupes sont presque caché au milieu d'un BDSM plus conventionnel, eux même presque osctracisés en un sens. Comme dans tout groupe social, certaines choses choquent plus que d'autres, et sont moins mises en avant. Peut-être est-ce la forme de "norme" la plus insidieuse et courante, car tout le monde voit sans peine le Dom et son Soum, dans l'obéissance, le plaisir, la douleur, mais les pratiques autres restent marginalisées...
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Pleinement d’accord avec l’analyse d’ ExitMankind. Je n’ai jamais éprouvé le besoin de m’inscrire dans une norme, des comportements stéréotypés, « imposés » par un « milieu » que nous ne fréquentons pas.
Pour ce qui est des attitudes, des postures que j’adopte spontanément comme soumise/esclave, des rituels qui sont les nôtres, ils nous correspondent, relèvent de notre relation et de mon désir de « prouver » ma soumission à mon Maitre. A lui, pas aux autres.
Il en va de même pour le collier que je porte en permanence. Il n’est pas destiné à « montrer » aux autre que je suis soumise. Mais il constitue bien, comme ExitMankind le le dit « un symbole qui matériellement me relie à lui », me rappelle en permanence que je suis à lui. Pour moi d’abord, et pour lui.
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Si le DSM V le dit, réjouissons nous !
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Lady Spencer
#16
Difficile de répondre et de commenter votre intervention, dès lors que vous révélez le suicide de votre compagne (ou partenaire) mais difficile également de ne pas réagir lorsque vous "conseillez" aux adeptes du SM, avec ou sans tiret et majuscules, de se faire soigner : si j'ai bien compris votre conclusion tout au moins.
J'ai souvent divisé l'acronyme, au grand désespoir de certaines personnes ici, en B (bondage) puis DS (domination-soumission) D (discipline) et SM (sado-masochisme), parce que pour moi, les désirs de vivre certaines émotions n'étaient pas forcément liés. Et parce que mon rapport au bondage reste encore compliqué, mais c'est un autre sujet.
Les pratiques en DS peuvent intégrer le SM ou pas, tout dépend de ce que l'on désire y trouver et comment on se servira de ces outils là pour y arriver.
C'est une histoire de relation entre le D et le S (je ne m'ennuie pas avec les genres, je mets tout avec "le", plus pratique pour la compréhension), une histoire d'adaptabilité au cours de leur relation qui ne cessera d'évoluer, bien ou mal, mais d'évoluer.
Les deux "phénomènes", comme vous le dites, Loup Larsen, ne me semblent pourtant pas étrangers l'un à l'autre, les deux pouvant se servir pour établir le cadre : mais vous expliquerez sans doute mieux ce que vous vouliez dire à ce sujet, ce que je suis prête bien-sûr, à entendre.
Là où je vous rejoins, c'est la finalité (ou le départ ?): vivre une sexualité épanouissante, et vivre une relation duelle tout aussi épanouissante.
En revanche, penser que les adeptes et pratiquants SM doivent "être suivis par un psy efficace", là, je tique franchement.
Vous nous replaceriez alors avant le DSM 5, en pathologie déviante ? DSM ou pas d'ailleurs, je repousse les définitions médicales et donc légales, mais elles évoluent ces définitions, et elles servent de "repères" à la société.
Je ne me sens nullement déviante par rapport à la société, mais différente (et encore), je "joue" avec des partenaires ou des compagnons de vie en parfait consentement, avec respect, tolérance, admiration, amour parfois si le lien est là, pas mal de perversité oui, mais tout cela rentre dans MA domination, sans trop déraper. Et si dérape, je cherche à comprendre, analyser et braquer dans l'autre sens.
Je parle de MA conception du SM et de la DS, sans inclure d'autres bdsmeurs-euses.
Et je n'ai pas besoin de suivi psy pour encadrer mes pratiques. Sauf si domine le psy, là....faut voir !
D'autant que vous semblez énoncer le "doivent se faire suivre par un psy efficace" comment une sentence en concluant que nous sommes toutes et tous des pathos : c'est là où le bât blesse pour moi.
Mais peut-être ai-je mal compris ?
Quant au "reste", même si ce n'était "que" des jeux sexuels, pourquoi ne pas en débattre philosophiquement ? Là, je vous pousse un peu dans les orties, ça vous réchauffera. :smiley:
Pour terminer ce comm, je vous souhaite beaucoup de courage pour guérir de vos blessures, que je comprends oh combien .
Dernière modification le 10/01/2021 13:22:13 par Lady Spencer.
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Comme souvent, et bien que nos désirs de situent sur des rivages opposés, je rejoins complètement le propos de LadySpencer.
Si je vous comprends bien, LoupLarsen, il y aurait d'un côté le BD, qui relèverait "des pratiques ludo-sexuelles ayant pour but le plaisir dans l'acceptation de ses fantasmes" et de l'autre le SM, qui serait un "un désordre grave du comportement" nécessitant le recours à un psy (de quel type d'ailleurs, psychiatre, psychologue, psychanalyste ?)
Si je conçois aisément qu'après avoir été confronté au drame du suicide d'une femme aimée, vous soyez marqué par cette tragédie, je ne pense pas, pour ma part, bien que m'assumant comme masochiste, relever de la psychiatrie.
Et je doute que sa manière de vivre sa sexualité ait été la cause unique de la décision tragique de votre amie.
_______________
Il n'est certes pas simple d'assumer des désirs disons "particuliers" mais je ne me sens pas pour autant "déviante" ni engagée dans une relation malsaine avec mon Maître.
Comme beaucoup, je me suis longtemps interrogée sur ce besoin que je portais en moi de vivre ma sexualité différemment des normes habituelles.
Mais, à force de ne pas trouver de réponse à la question du "pourquoi", j'ai fini par m'accepter telle que je suis.
Et je sais aujourd'hui que ma manière de vivre et d'assumer mon "masochisme" avec celui qui est (mais pas seulement) mon Maître a créé entre nous un lien bien plus intense que celui qui unit nombre de couples "vanille" parce que fondé, au delà de ce que nous sommes dans l'intimité, sur le respect absolu de l'autre, la confiance, le plaisir et une complicité à nulle autre pareille.
Alors, non décidément, et bien que ce soit moi qui ai offert à mon Maître le single tail dont il aime à se servir (avec parfois trop de modération) sur moi, je ne ressens pas le besoin de me remettre entre les mains d'un psy :smile:.
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Venir sur un forum BDSM, s'inscrire comme dominant, ne pas participer, avoir pour partenaire une femme qui c'est suicidé.
Revenir, mettre une photo de profil caricaturale avec un regard qui se veut mystérieux. Chercher des proies.
Puis, donner des leçons à tout le monde, et conseiller d'aller se faire soigner.
Une histoire de paille et de poutre millénaire, je le crains.
Si tant est par ailleurs que l'histoire soit vraie.
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